Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres,
dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les
prières.
|
Ekklésia |
Première partie : une vue d’ensemble de l’ordre
divin dans l’église
Nous détestons tous la confusion. Demandez
à n’importe quel parent s’il préfère la confusion et s’il
approuve ouvertement le chaos chez lui. Demandez à un bibliothécaire si la
meilleure façon de tenir une bibliothèque est de lancer tous les livres dans un
entrepôt et de chercher dans ce désordre chaque fois qu’on a besoin
d’un livre. De quoi auraient l’air les réunions de groupe si tout
le monde parle en même temps et que trois enseignements sont donnés au même
moment? À quoi ressembleraient nos autoroutes sans lumières, sans panneaux, sans
convention que l’on conduit tous du côté droit, sans limite de vitesse, et
ainsi de suite? Le monde dans lequel nous vivons ne pourrait fonctionner sans
ordre.
L’ordre de qui… l’ordre
de Dieu ou des hommes? Puisque nous cherchons à ce que le Saint-Esprit prenne
de plus en plus de place en nous, c’est le défi que nous devons affronter
chaque fois qu’une décision doit être prise. Bien sûr, nous savons tous
que les Écritures nous enseignent à nous abaisser, à mettre les autres en
premier et à considérer les autres comme étant au-dessus de nous-mêmes. Nous
nous souvenons avec joie que nous sommes transformés à l’image de Son Fils,
le Christ Jésus. Et pourtant, on essaie encore de mettre de l’ordre dans
nos choses selon la sagesse actuelle de l’homme.
T. Austin-Sparks a observé avec
sagesse : « Pour ceux qui ont une connaissance de la Bible, il est
clair que toutes les Écritures se trament selon les quatre principes que nous
avons indiqués, c’est-à-dire
1. Dieu est un Dieu d’ordre;
2. Satan est le prince de ce monde
sous le jugement divin et la nature de ce jugement est la confusion;
3. Christ, dans Sa personne et Son
œuvre, est l’incarnation de cet ordre divin;
4. L’église est le véhicule élu
par lequel cet ordre divin doit être manifesté et mis en pratique dans les siècles
à venir. »1
On peut voir un modèle de l’ordre
divin dans tout ce que le Seigneur fait. En commençant dans l’éternité
passée, on peut discerner un ordre divin dans la Trinité. Et à mesure que le
Seigneur a créé le monde et Ses institutions, nous pouvons observer cet ordre
divin se répéter dans la famille, le gouvernement et l’église.
Par exemple, les Écritures déclarent que
« Christ est le Chef de tout homme, et que l'homme est le chef de la
femme, et que Dieu est le chef de Christ. » (1 Co 11:3) et que
« Dieu n'est point pour la confusion, mais pour la paix. Comme on le voit
dans toutes les Églises des saints » (1 Co 14:33).
Écoutez la confession de Christ
expliquant Sa soumission à Son Père :
Jean 6:38 — « Car je suis descendu
du ciel, pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. »
Jean 4:34 — « Ma nourriture est de
faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son oeuvre. »
Jean 5:30 — « Je ne puis rien faire
de moi-même, je juge selon que j'entends, et mon jugement est juste, car je ne
cherche point ma volonté, mais la volonté du Père qui m'a envoyé. »
Matthieu 6:10 — « Ta volonté soit
faite sur la terre comme au ciel »
Matthieu 26:39 — « Mon Père, s'il
est possible que cette coupe passe loin de moi. Toutefois, non pas comme je
veux, mais comme tu veux. »
Égaux, mais soumis! C’est ainsi
que s’articule l’ordre divin dans la Trinité. Cet ordre divin
trouve son empreinte dans toute Sa création. La famille, le gouvernement et
l’église ont des instructions claires concernant leurs fonctions et leurs
pratiques. Tous ces commandements sont basés sur l’ordre visible qui
existe entre les personnes de la Trinité. Ce ne sont pas les commandements
arbitraires d’un Dieu capricieux et ils ne sont pas limités par le temps
ou la culture. Dieu a créé la famille, le gouvernement et l’église afin
qu’ils ressemblent et fonctionnent de manière semblable à la Trinité et
que nous jouissions des bénédictions de l’ordre divin dans tout ce que
nous faisons.
La famille
Ensuite dans l’ordre de la
création vient la famille. Il n’y a aucune autre institution sur terre qui
ressemble autant à la Trinité dans son ordre et ses fonctions. Ne faites pas
erreur, toutes les comparaisons entre l’alliance du mariage et
l’alliance du salut de Dieu qu’on trouve dans Éphésiens et
Colossiens sont une image de Son amour et de Son désir de partager cet amour avec
nous. Mais l’ordre dans nos mariages doit être selon Son plan et non le nôtre. De la même façon que la Trinité
fonctionne selon l’ordre divin, le Seigneur s’attend à ce que nous
vivions nos mariages la même façon.
Un mari et une femme sont égaux
en attributs et en essence. Galates 3:28 révèle qu’« Il n'y a
plus ni Juif ni Grec; il n'y a plus ni esclave ni libre; il n'y a plus ni homme
ni femme; car vous êtes tous un en Jésus-Christ. ». Comme le Père et le Fils, un mari et une femme sont égaux
en attributs et en essence. Mais afin que la famille fonctionne selon la Bible,
Dieu a établi un plan divin clair et sans équivoque. Le mari est sans conteste
le chef de la femme : « l’homme est le chef de la femme »
(1 Co 11:3). En tant que tête, il est commandé d’aimer sa femme
comme Christ a aimé l’église et s’est donné Lui-même pour elle. Il
doit l’aimer comme il aime son propre corps, et pourvoir pour elle et
prendre soin d’elle. La femme doit se soumettre à son mari en tout (tout
comme dans la Trinité : égaux, mais soumis). Et les enfants doivent obéir.
Résumé simplement, le plan de l’ordre divin dans la famille est :
les maris aiment, les femmes se soumettent, les enfants obéissent.
Remarquez à quel point cela ressemble à
l’ordre qui existe entre le Père et le Fils. Puisque nous sommes
prédestinés à être conformes à l’image de Son Fils, voyez combien
l’ordre divin concourt à notre bien et de combien meilleurs sont les
plans du Seigneur à ceux de l’homme. Regardez au chaos et à la confusion
complète qui existent chez ceux qui choisissent d’avoir une vie familiale
ordonnée selon la sagesse de l’homme plutôt que celle de Dieu. Certains
s’opposent à l’ordre de Dieu, disant que d’un point de vue
culturel ces directives sont dépassées ou étaient seulement pour l’époque
où elles ont été écrites, mais que nous vivons à une époque et dans une culture
plus éclairées. Quelle superficialité! Le plan de Dieu pour la famille
n’est rien de plus que ce que Lui et Son Fils vivent depuis l’éternité,
et ça fonctionne!
Remarquez bien l’ordre dans
l’ordre divin. Le Fils se soumet au Père. L’homme se soumet au
Fils. La femme se soumet au mari. Les enfants obéissent aux parents. Et ceci,
non par obligation, mais volontairement, humblement et dans la joie quand nous
marchons selon le plan de Dieu pour nous.
Le gouvernement
Ensuite dans l’ordre chronologique de la
création vient le gouvernement. Les
passages principaux concernant l’ordre divin du gouvernement sont dans
Romains 13:1 et les versets suivants, Tite 3:1 et les versets suivants et 1
Pierre 2:14 et les versets suivants. À partir de cela, trois principes sont
identifiables :
Principe #1 — « Car il n'y a point de
puissance qui ne vienne de Dieu; et les puissances qui subsistent, ont été
établies de Dieu. » (Rm 13:1).
Principe #2 — « Que toute personne
soit soumise aux puissances supérieures » (Rm 13:1).
Principe #3 — « C'est pourquoi, celui
qui s'oppose à la puissance, s'oppose à l'ordre que Dieu a établi; or ceux qui
s'y opposent, attireront la condamnation sur eux-mêmes. » (Rm 13:2).
Il faut la foi pour se soumettre à
Dieu; il faut la foi pour qu’une femme se soumette à son mari; il faut la
foi pour se soumettre aux autorités. Nous oublions parfois que l’histoire
est « Son » histoire et que le Seigneur fait selon Sa volonté en tout
temps. Pierre, dans 1 Pierre 2:13-15, nous presse « Soyez donc
soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur; soit au roi, comme à
celui qui est au-dessus des autres; soit aux gouverneurs, comme à des personnes
envoyées de sa part, pour punir ceux qui font mal et approuver ceux qui font
bien. Car ceci est la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la
bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens ».
Pour augmenter notre foi, nous devons nous
rappeler que le Seigneur :
• « Relâche l'autorité des rois, et il
serre la corde sur leurs reins » (Job 12:18).
• « Juge; il abaisse l'un et élève
l'autre. » (Ps 75:7-8).
• « Change les temps et les moments;
qui dépose les rois et qui les établit; qui donne la sagesse aux sages, et la
science à ceux qui ont de l'intelligence. » (Dn 2:21).
• « Domine sur le règne des hommes, et
qu'il le donne à qui il veut, et qu'il y élève le plus abject des hommes.» (Dn 4:17,
32).
Le gouvernement est le ministre ou le
serviteur de Dieu. Dieu a établi les autorités pour être des ministres de
colère qui punissent ceux qui font le mal. Notre soumission comprend
d’obéir aux lois (Tite 3:1) et de financer ces lois par le paiement
des impôts (Rm 13:7). C’est le même modèle que dans la Trinité et
dans la famille…l’ordre divin!
L’église
La Parole est remplie de
commandements concernant nos rassemblements d’adoration. On insiste sur la démonstration publique de l’ordre
divin lorsqu’on s’assemble pour célébrer le Repas du Seigneur, pour
prier, pour s’exhorter, pour chanter et pour jouir de la communion. Mais
nos assemblées reflètent-elles l’ordre divin ou reflètent-elles le mieux
que l’homme peut faire?
Qui est la tête de l’église?
Paul écrit « Et c'est lui qui est la tête du corps de l'Église; il est le
commencement, le premier-né d'entre les morts, afin qu'il tienne le premier
rang en toutes choses. » (Col 1:18); « Et il a mis toutes choses
sous ses pieds, et l'a donné pour chef suprême de l'Église » (Ep 1:22);
« Mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions en
toutes choses dans celui qui est le chef, Christ » (Ep 4:15); et
« Christ est le Chef de tout homme, et que l'homme est le chef de la
femme, et que Dieu est le chef de Christ. » (1 Co 11:3). Ce n’est ni un pasteur ou un ancien, ni une organisation
ecclésiastique ou un surintendant, ni un évêque ou un apôtre, mais Christ qui est la tête de Son église.
De la même façon que Jésus
s’est soumis à Son Père, de la même façon que la femme doit se soumettre
à son mari, de la même façon que les enfants doivent obéir à leurs parents et
de la même façon que nous devons nous soumettre aux autorités, l’église
doit se soumettre à Lui en toutes choses. L’expression
publique de notre communion doit être un exemple de cette soumission dans tout
ce que nous faisons.
Quelle est la place des anciens dans ce
cas? Les anciens doivent être des exemples de l’ordre divin en action. Considérez
les critères pour être ancien et la description de leur travail.
1 Timothée 3:1-7 et Tite 1:7-9 décrivent ces hommes qui sont les
chefs de leurs familles, qui ont une famille en ordre (divin) et dont les
femmes et les enfants vivent selon cet ordre. 1 Pierre 5:1-5 affirme
que ces anciens doivent diriger par l’exemple et non par contrainte, qu’ils
conduisent par l’exemple fidèle de leur propre soumission tout comme par
l’exemple fidèle de la soumission de leur famille. Ils ne doivent pas
être condescendants vis-à-vis le groupe, mais suivre l’exemple du
Seigneur en dirigeant par des vies exemplaires dans la soumission.
Toutes les directives de 1 Corinthiens
concernent la façon de démontrer l’ordre divin en public. Ne soyez pas ivres, ne mangez pas toute la nourriture avant
que les autres arrivent, le port du voile, le silence des femmes, la direction
des hommes, les instructions au sujet des dons et plus important encore les
instructions au sujet du Repas du Seigneur servent à démontrer l’ordre
divin. Comme toutes les directives du Seigneur, elles ne sont pas sujettes aux
considérations temporelles ou culturelles, mais elles sont la manifestation
continuelle de Sa propre soumission.
Égaux, mais soumis
Le Père, le Fils et le
Saint-Esprit ont de toute éternité vécu ensemble dans la perfection. Nous avons été créés pour être en communion avec le Père. Le
péché a brisé cette communion et plutôt que d’être parfait, notre monde a
été envahi par le chaos et la mort. Par soumission au Père, le Fils est mort
pour que l’on retrouve la communion avec Son Père. Nous sommes
prédestinés à être conformes à Son image. Par conséquent, le Père a créé la
famille pour qu’elle fonctionne tout comme la Trinité. Une tête, le mari.
Dieu a alors créé les autorités et nous demande encore de leur obéir. Au jour
de la Pentecôte, Son église est née. L’église doit fonctionner comme la
famille et comme la Trinité. L’ordre divin, c’est : dans la
Trinité, dans la famille, dans le gouvernement et dans l’église.
— Mike Indest
Deuxième partie : un exemple de l’ordre divin dans
l’église
Appliquer correctement
1 Corinthiens 14:33b-35 est un défi, particulièrement pour ceux qui
tiennent des réunions interactives dans une église-maison. Le texte dit ceci
« Comme on le voit dans toutes les Églises des saints, que vos femmes se
taisent dans les Églises, parce qu'il ne leur est pas permis d'y parler; et
qu'elles soient soumises, comme la loi le dit aussi. Si elles veulent
s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison;
car il n'est pas bienséant aux femmes de parler dans l'Église. » (1 Co 14:33-35).
Puisque ce passage doit être mis en
pratique chaque semaine, c’est quelque chose qu’on doit considérer
sérieusement et honnêtement. Avant d’essayer d’expliquer ce que ce
passage signifie, quelques observations préliminaires et générales au sujet du
texte doivent d’abord être faites.
Premièrement, cela s’adressait
aux congrégations de partout. Spécifiquement à propos du silence des femmes,
Paul en a appelé dans 1 Corinthiens 14:33b à un fait qui était déjà
vrai dans « toutes les Églises des saints ». Cela indique que peu
importe ce que Paul demandait aux femmes, c’était une pratique
universelle. De plus, il affirme que les femmes devraient se taire dans les
« églises » (pluriel, 14:34). Puisque la Bible parle généralement
d’un point de vue philosophique qu’il n’y a qu’une seule
église par ville, l’emploi du mot « églises » au pluriel fait
sans aucun doute référence à toutes les églises des villes de tous les temps.
Deuxièmement,
ce passage n’est pas simplement une opinion de Paul non inspirée. Peut-être
dans l’anticipation de l’opposition à cette instruction au sujet du
rôle des femmes durant la période interactive de la réunion d’église,
Paul appuie sa directive de ce rappel « Si quelqu'un croit être prophète,
ou inspiré, qu'il reconnaisse que les choses que je vous écris sont des
commandements du Seigneur. » (14:37). Ensuite il fait cette mise en garde
« Et si quelqu'un veut l'ignorer, qu'il l'ignore. » (14:38). Par
conséquent, peu importe ce que ce passage signifie, ce n’est pas
simplement l’opinion de Paul. C’est un commandement du Seigneur.
Nous ne devons pas l’ignorer.
Troisièmement, le mot silence vient du
mot sigao et signifie
l’absence de tout bruit, que ce soit en parole ou par un autre moyen. C’est
intéressant de voir comment siago est employé à d’autres endroits dans 1 Corinthiens 14. Ceux qui
parlent en langues sont commandés de garder le silence (sigao, 14:28) s’il n’y a aucun interprète présent et les
prophètes devaient s’arrêter (sigao, 14:30)
si quelqu’un d’autre a une révélation. Celui qui parle en langues
ou le prophète ne devaient pas s’adresser à l’église en certaines
circonstances. Par conséquent, peu importe l’interprétation exacte pour les
femmes, il y a des moments où une sœur ne doit pas s’adresser à
l’église assemblée. Le commandement principal est que les femmes se
taisent pendant les réunions interactives d’église.
Quatrièmement, le contexte entourant ce
passage est au sujet de l’ordre durant la période interactive de la
réunion hebdomadaire du Jour du Seigneur (1 Co 14:40). La raison
principale que l’église s’assemble chaque semaine est afin
d’être édifiée (1 Co 14:4-5, 12, 26, He 10:24-25). Le
premier moyen pour être édifiée, c’est par la communion du Repas du
Seigneur sous la forme d’un repas complet (voir 1 Corinthiens 11b).
Comme lors de n’importe quel grand repas, c’est un moment où plusieurs
conversations ont lieu en même temps et où personne n’est particulièrement
mis de l’avant. Les hommes et les femmes parlent librement, ils se
détendent et communient tout en mangeant. Dans l’église du premier
siècle, comme on finissait le festin de communion, la seconde partie de la
réunion commençait. Cette seconde partie est décrite dans 1 Corinthiens 14.
C’est un temps pour l’enseignement, le chant, les témoignages, etc.
La toute première règle à suivre pour cette partie de la réunion est
qu’une seule personne à la fois s’adresse à la congrégation. Tous
les autres écoutent calmement. On prend la parole « l’un après
l’autre » (14:31). Ainsi, peu importe ce que ce passage signifie au
sujet du silence, il parle spécifiquement du silence des autres pendant
qu’un seul s’adresse publiquement à l’assemblée. Logiquement,
cela ne s’applique donc pas aux chants en groupe, aux interventions du
groupe ou aux conversations privées chuchotées et certainement pas à la
communion durant le Repas du Seigneur (1 Co 11:17-35).
Cinquièmement, le critère du silence
des femmes pendant la prise de parole publique devant la congrégation assemblée
n’est pas une question d’habileté, de don ou de spiritualité. C’est
plutôt une question d’ordre divin, d’obéissance et de mettre les
autres en premier pour l’avancement du royaume. Par exemple, un frère qui
vient à la réunion préparé pour parler dans une langue ne doit pas utiliser son
don si aucun interprète n’est présent. Un prophète peut avoir une parole
qui le brûle et qui vient véritablement du Seigneur, mais si une révélation est
donnée à quelqu’un d’autre, le premier frère doit arrêter de dire
sa prophétie. Pareillement, les sœurs chrétiennes sont appelées à garder
le silence dans certains contextes particuliers.
Deux points de vue
Parmi les auteurs de ce livre, on tient
deux points de vue différents quant à la signification correcte de ce passage. L’un
d’eux est de s’abstenir de juger une prophétie, ce qui signifie
qu’une femme peut en effet s’adresser à l’église assemblée,
sauf pour juger à haute voix une prophétie qui a été donnée. Selon ce point de
vue, une femme doit garder le silence seulement s’il s’agit de
juger une prophétie pendant la période interactive de la réunion
d’église. L’autre point de vue est de garder silence pendant la partie
interactive; la Bible enseignerait donc qu’à aucun moment une sœur ne
devrait s’adresser à une assemblée plénière inspirée de 1 Corinthiens 14.
De nos jours, le point de vue de
s’abstenir de juger une prophétie est très populaire dans l’église
en général. Historiquement cependant, le point de vue de garder silence pour la
partie interactive a été la position la plus répandue. Ce sur quoi les auteurs
de ce livre sont unanimes, c’est que Dieu a créé les hommes et les femmes
avec des différences voulues par Dieu. Chaque genre est parfaitement équipé pour
les différents appels et ministères que Dieu donne à chacun. Nous ne faisons
qu’un quant aux rôles ordonnés par Dieu pour les hommes et les femmes.
Le point de vue de s’abstenir
de juger une prophétie
Pour ceux qui soutiennent le point de
vue que les femmes ne doivent pas juger une prophétie, 1 Corinthiens 14:33b-35
(garder silence) est compris dans le sens de juger des différentes prophéties
mentionnées dans 14:29-33a. Dans 14:29a, Paul commande que deux ou trois
prophètes devraient parler; ensuite, il donne les directives concernant la
prophétie dans 14:30-33a. Ensuite, dans 14:29b, Paul commande que les
prophéties soient attentivement jugées. Après, il donne les directives
concernant le jugement dans 14:30b-35. Par conséquent, tout comme ceux qui
parlent en langues doivent se taire en certaines circonstances (14:28 -
c’est-à-dire dans le cas où il n’y a pas d’interprète présent
pour celui qui parle en langues) et tout comme les prophètes doivent se taire
en certaines circonstances (14:30 - c’est-à-dire dans le cas où
quelqu’un d’autre reçoit une révélation), ainsi les femmes
doivent-elles se taire en certaines circonstances (14:33b-35 -
c’est-à-dire dans le cas du jugement des prophéties).
Car des femmes qui jugeraient
d’une prophétie dans l’église supposerait leur autorité et
violerait ainsi le critère de soumission écrit ailleurs dans les Écritures (1 Tm 2:11-13).
Remarquez comment Paul fait le lien entre le silence des femmes dans ce passage
avec la soumission (14:34), démontrant ainsi que ce silence est par rapport à
la mise en pratique de l’autorité. Par conséquent, les femmes ne sont pas
autorisées à questionner ou éprouver les prophètes quant à leur orthodoxie.
Faire cela signifierait être en autorité sur les prophètes. Elles doivent
plutôt interroger leurs maris à la maison, après la réunion, pour savoir
pourquoi certaines prophéties n’ont pas été remises en question (14:35).
De plus, ceux qui soutiennent le point
de vue que les femmes ne doivent pas juger les prophéties considèrent que
1 Corinthiens 11 (au sujet des femmes qui prophétisent) est écrit
dans le contexte d’une réunion d’église plénière interactive. Et ce
parce que les instructions qui suivent immédiatement ce passage, 11:17-34 (au
sujet du Repas du Seigneur), concernent manifestement une réunion
d’église. Dans 1 Corinthiens 11:2, les Corinthiens sont loués
pour ce qu’ils ont fait de bien dans leurs réunions et dans
1 Conrinthiens 11:7, on les réprimande pour ce qu’ils ont fait
de mal dans leurs réunions. La contradiction apparente créée entre 1 Corinthiens 11:2-16
(les femmes priant et prophétisant) et 1 Corinthiens 14:33b-35 (les
femmes en silence) est résolue en interprétant le silence des femmes comme
étant conditionnel dans 1 Corinthians 14:33b-35. Les femmes peuvent
prendre parole si leurs affirmations sont faites dans la soumission (14:34).
Cependant, si ce qu’elles veulent dire comporte un jugement sur une
prophétie donnée durant la réunion, elles doivent alors garder silence. Ainsi,
les soeurs doivent se taire à certains moments, mais pas toujours.
Garder silence pendant la partie
interactive
En faveur du point de vue de garder
silence pendant la partie interactive, remarquez le caractère absolu de 1 Corinthiens 14:33b-35.
L’injonction paraît claire comme de l’eau de roche. Comme il a déjà
été mentionné, le mot grec pour silence (sigao) veut littéralement dire muet. Il s’oppose à un autre mot que
Paul aurait pu employer (hesuchia) qui signifie
habituellement « silence » dans le sens de tranquille, calme, ou
reposé, mais pas nécessairement dans le sens de muet (voir son utilisation dans
2 Th 3:12; 1 Tm 2:2, 11-12). De plus, comme s’il
anticipait que quelqu’un mécomprenne la signification de « que vos
femmes se taisent dans les églises », Paul précise qu’« il ne
leur est pas permis d’y parler » (14:34). Il n’a pas fait de
restrictions spécifiques disant qu’il ne leur était pas permis de parler
en langues, de dire une prophétie, de poser un jugement ou de donner un
enseignement. Aucun qualificatif n’est ajouté. C’est évident, les
femmes ne doivent rien dire pendant l’assemblée. En fait, elles ne
peuvent même pas poser une question à l’église (14:35) car « il
n’est pas bienséant aux femmes de parler dans l’église. » Une
note de bas de page d’origine de la Bible de Genève de 1599 dit ceci
« Les femmes sont commandées de se taire dans les assemblées publiques et
elles sont commandées d’interroger leurs maris à la maison. »
Gordon Fee, dans le commentaire New
International Commentary on the New Testament: The First Epistle To The
Corinthians (Le nouveau commentaire international du
Nouveau Testament : la première épître aux Corinthiens) a observé qu’« En
dépit des avis contraires, la “règle” est énoncée de manière
absolue. C’est-à-dire qu’elle est donnée sans être nuancée. Puisque
l’interdiction ne permettant pas aux femmes de parler ne contient pas de nuance,
on peut difficilement interpréter cela autrement qu’il s’agit de
toutes formes d’adresses faites en public […] la signification
claire de cette phrase est une interdiction absolue de s’adresser de
quelque façon à l’assemblée. »2
Selon le commentaire biblique The
Expositor’s Bible Commentary, « les
femmes ne devaient pas parler pendant la réunion publique (33b-36) […] Le
commandement semble absolu : on ne permet pas aux femmes de prendre parole
publiquement dans l’église ».3 De plus, B.B. Warfield a
écrit que « ce que l’apôtre fait, c’est d’interdire
totalement aux femmes de prendre parole dans l’église […] Il aurait
été difficile pour l’apôtre d’être plus direct ou plus absolu que
ce qu’il a fait ici. Il demande aux femmes de se taire pendant les
réunions d’église; c’est ce que signifie « dans toutes les
églises » car il n’y avait pas de bâtiment d’église à
l’époque. »4
Le théologien baptiste John Broadus
(Southern Baptists) a affirmé en commentant sur 1 Corinthiens 14:33-34
et 1 Timothée 2:11-15, « Il
n’est pas nécessaire d’insister sur le fait que ces deux passages
de l’apôtre Paul interdisent définitivement et fortement que les femmes
prennent parole dans les assemblées publiques mixtes. Personne ne peut se
permettre de remettre en question la signification si évidente des
commandements de l’apôtre. »5
Une étude des normes culturelles du
premier siècle démontrerait aussi que Paul voulait véritablement que les femmes
gardent le silence durant la partie interactive. Dans les synagogues juives, on
ne permettait pas aux femmes de prendre parole publiquement. Plutarque, un
biographe grec séculier, a écrit que la voix modeste des femmes ne devait pas être
entendue en public et qu’elles devraient se sentir aussi honteuses
d’être entendues que d’être déshabillées.6 Les
commentaires de Plutarque semblent refléter l’attitude gréco-romaine de
l’époque. Alors, si Paul avait voulu qu’on permette aux femmes de
prendre parole dans l’église, n’aurait-il pas eu besoin
d’écrire longuement pour convaincre ses lecteurs d’une pratique
tellement opposée à leur culture? Cependant, le Nouveau Testament ne contient
aucun argument de la sorte. Il y a plutôt
un commandement de garder silence; un commandement qui n’est pas
basé sur la culture de l’époque de Paul, mais sur la pratique universelle
de toutes les églises et sur les Écritures hébraïques (« comme la loi le
dit aussi », 14:34). Paul a certainement affirmé l’égalité des sexes
dans Galates 3:28 (à l’opposé de la culture du premier siècle), mais
il maintient la subordination des femmes à leurs maris (1 Co 11, 14:34, Ep 5:22
et les versets suivants, Co 3:18) et que la direction dans l’église
doit être faite par les hommes (1 Tm 2:11-13, 1 Tm 3, Tt 1).
Dans quel but les femmes gardent-elles
le silence pendant les réunions interactives inspirées de 1 Corinthiens 14?
Selon le texte, leur silence est une forme de soumission : « parce
qu’il ne leur est pas permis d’y parler; et qu’elles soient
soumises, comme la loi le dit aussi. » Bien sûr, la loi de l’Ancien
Testament ne traite pas du silence des femmes dans les réunions d’église,
mais elle enseigne la soumission des femmes à leurs maris et est un exemple de
la direction des hommes en matière de religion et dans la société. Dans un
contexte d’église où toute l’église se rassemble en un endroit pour
être édifiée par l’enseignement, la louange, l’adoration, les
témoignages et autres, les hommes sont appelés à être les principaux
responsables et serviteurs. Les femmes mettent en pratique un silence dynamique
qui encourage les hommes à prendre parole et à tenir leur rôle de responsable.
Le point de vue de garder silence pendant
la partie interactive harmonise le passage au sujet des femmes qui prophétisent
dans 1 Corinthiens 11 avec 1 Corinthians 14 si on tient
compte que nulle part ce texte ne spécifie que la prophétie dans 1 Corinthiens 11
ne parle d’une réunion plénière de l’église. On comprend donc que
la prière et la prophétie dont il est question dans 1 Corinthiens 11 se
font dans un autre contexte que celui d’une assemblée plénière de
l’église. La présence du mot églises (11:16) ne fait pas référence aux
réunions d’église interactives, mais au consensus de l’ensemble des
chrétiens qui habitent dans diverses régions géographiques.
Mais qu’en est-il des affirmations
claires dans 1 Corinthiens 14:26 disant que tous peuvent parler dans
la réunion ou que tous peuvent prophétiser? Dans plusieurs cas, le mot « frères »
fait référence aux hommes et aux femmes. À d’autres moments, il désigne
seulement les hommes croyants (comme dans 1 Co 7:29, 9:5).
C’est un terme interchangeable. Certains affirment que le terme
« frères » signifie autant les hommes que les femmes dans toute
l’épître aux Corinthiens. Est-ce aussi le cas dans
1 Corinthiens 14? La teneur du discours, depuis le chapitre 1 au
chapitre 14, semble bien le confirmer. Dans 1 Co 14, on
s’adresse aux lecteurs soit par « frères » ou par « vous »
(2e personne du pluriel). Cependant, il y a un changement
significatif et inattendu du « vous » au « elles » (3e
personne du pluriel) dans le paragraphe qui concerne les femmes (14:33b-35).
Plutôt que d’écrire « femmes…vous », le texte dit
« femmes…elles ». Pourquoi Paul n’a-t-il pas écrit
directement aux sœurs si elles étaient comprises dans le terme « frères »?
Ce changement de pronom peut facilement
être expliqué si le mot « frères » dans 1 Co 14 désigne les
hommes en particulier. On ferait donc référence aux femmes par la 3e
personne puisqu’on écrit à leur sujet plutôt que de s’adresser
directement à elles. Alors, quand il est dit que tous, quiconque ou que chacun
des frères peut participer à la réunion interactive (14:26), il est possible que
ce soit les hommes qui sont visés. Les femmes (« elles ») ne doivent
pas faire de commentaires qui s’adressent à toute l’église. Il est
intéressant de noter que le Textus Receptus ajoute le mot
« vos » avant « femmes » dans 14:34, une autre preuve que le
terme « frères » dans 1 Co 14 désigne spécifiquement les
hommes et non les femmes. Puisque Paul n’hésitait pas à s’adresser
directement aux femmes dans d’autres lettres (par exemple Évodie et
Syntyche dans Ph 4:2), le fait qu’il ne le fait pas dans 1 Corinthiens 14
est d’autant plus significatif. Gordon Fee a observé dans son commentaire
sur ce passage que « toutes les directives données précédemment par
l’apôtre, y compris l’inclusif « chacun » du verset 26 et
le « tous » du verset 31 ne devaient pas être compris comme incluant
les femmes. » (p.706).
Conclusion
Le silence des femmes est à la fois une
leçon et une application de l’ordre qui existe dans la famille et dans
l’église. Cela encourage les hommes à diriger la réunion, à être
responsable de ce qui s’y fait, de commencer à formuler leurs pensées,
d’apprendre à être des meneurs, etc. Une femme s’est réjouie de
constater que plus elle était silencieuse dans la réunion d’église
interactive, plus son mari passif a pris la parole et ses responsabilités (voir
1 P 3:1-2).
Parfois, ceux qui veulent minimiser
l’importance de ces passages des Écritures qui semblent limiter les rôles
des femmes dans le ministère ne comprennent pas la vue d’ensemble de
l’ordre de Dieu pour la famille, établi lors de la création, valable dans
l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. L’église est premièrement
composée de familles. Si l’ordre de l’église contredisait
l’ordre de la famille (Ep 5), ce serait le désordre et le chaos. Le
Seigneur a créé et a fait don aux hommes et aux femmes de rôles de ministère
complémentaires. Comprendre véritablement l’ordre de Dieu dans la famille
et l’église nous fait réaliser que ces passages contraignants ne sont pas
tant restrictifs que protecteurs. Ils gardent les femmes du fardeau de diriger
et d’avoir à agir comme des hommes. Ils encouragent aussi les hommes à
être des responsables qui servent. Et Dieu nous montre une image de Christ et
de Son épouse, l’église, qui est soumise à la Tête, Christ.
C’est une question sérieuse aux
conséquences énormes, peu importe comment on l’applique. Nous devons tous
faire quelque chose par rapport à ce passage au moins une fois par semaine. Mon
objectif en écrivant ceci est d’offrir une option biblique aux approches
répandues de nos jours et non pas d’attaquer ceux qui tiennent une
opinion différente de la mienne. Pour ceux qui lisent ceci et qui n’ont pas
décidé comment appliquer 1 Corinthiens 14:33b-35, comprenez bien que
nous ne pouvons pas simplement cacher nos têtes dans le sable et faire comme si
de rien n’était. Comme Paul a averti « Et si quelqu'un veut
l'ignorer, qu'il l'ignore. » (14:38).
— Steve Atkerson
Notes
1 T.
Austin Sparks, The Collected Writngs of T. Austin
Sparks, Vol. 2, (www.austin-sparks.net), 70.
2 Gordon
Fee, The New International Commentary on the
New Testament, The First Epistle to The Corinthians (Grand Rapids, MI: W. B. Eerdmans
Publishing Co., 1987), 706-707.
3 Frank
E. Gaebelein, editor, The Expositor’s Bible
Commentary, Vol. 10 ( Grand Rapids, MI: Zondervan, 1998),
275-276.
4
B.B. Warfield, “Women Speaking in the Church” (The Presbyterian,
Oct. 30, 1919), 8-9.
5
John Broadus, “Should Women Speak In Mixed Public Assemblies?” (Louisville, KY: Baptist
Book Concern pamphlet, 1880).
6 Fritz
Reinecker & Cleon
Rogers, Linguistic Key to the Greek New Testament (Grand Rapids,
MI: Zondervan,
1980), 438.
(Pour une étude
plus complète de ce sujet controversé, consultez la section des articles sur www.ntrf.org)
Questions à discuter
1. Pourquoi l’ordre est-il
si important?
2. Qu’a dit T. Austin
Sparks au sujet de l’ordre et du chaos?
3. De quelle façon la Trinité
illustre-t-elle l’ordre divin?
4. Quel est l’ordre
biblique pour la famille et en quoi est-elle semblable à celle de la Trinité?
5. Quel est l’ordre de Dieu
en ce qui concerne le gouvernement?
6. Quelles sont les différentes
façons que l’ordre divin est reflété dans l’église?
7. Pourquoi l’ordre divin
tel qu’établi dans 1 Corinthiens 14:33b-35 est-il particulièrement
important pour les églises ayant des réunions interactives?
8. Quelle est la preuve que
1 Corinthiens 14:33b-35 s’applique aux églises de partout?
9. Pourquoi ne devrait-on pas
considérer 1 Corinthiens 14:33b-35 comme étant seulement
l’opinion de Paul?
10. Qu’est-ce que le mot grec sigao
(« silence ») signifie?
11. Comment le contexte démontre-il qu’il s’agit spécifiquement du silence des
autres pendant qu’un seul s’adresse publiquement à
l’assemblée?
12. Quels autres locuteurs sont tenus de s’arrêter et de garder
silence pendant le rassemblement?
13. Expliquez le point de vue de s’abstenir de juger une
prophétie.
14. Expliquez le point de vue de garder silence pendant la partie
interactive.
15. Qu’a dit Gordon Fee à propos du fait que 1 Corinthiens 14:33b-35
ne soit pas nuancé?
16. Est-ce que la « loi » (1 Co 14:34) enseigne le
silence, la soumission ou les deux? Voir Genèse 2:20-24, 3:16.
17. Pour quelle raison les femmes ne prendraient pas parole pendant les
réunions interactives de 1 Corinthiens 14?
18. Qu’en est-il de l’énoncé dans
1 Corinthiens 14:26 disant que tous peuvent parler à la réunion et
que tous peuvent prophétiser?
19. Expliquez la signification de
l’emploi du pronom « elles » (plutôt que « vous »)
dans 1 Corinthiens 14:33b-35.
20. Comment 1 Corinthiens 14:33b-35 s’appliquerait-il à
la partie du Repas du Seigneur lors d’une assemblée (1 Co 11:17
et les versets suivants)?
21. En quoi 1 Corinthiens 14:38 devrait-il motiver chaque
église à prendre le temps de considérer honnêtement 1 Corinthiens 14:33b-35?
Remarque : La NTRF offre aussi des ressources pour l’enseignant afin de
l’aider à diriger une discussion au sujet de la vie d’église du
Nouveau Testament. Demandez The
Practice of The