Ils persévéraient dans l’enseignement des
apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans
les prières.
|
Ekklésia |
Le
premier chant commence à 10 h 30 le dimanche matin. Avant cela, les
gens s’embrassent et se saluent, amènent leur nourriture, font entrer les
enfants, se servent du café ou jasent ensemble. Ce premier chant est le signal
pour que tous se rejoignent au salon afin que la partie plus formelle de la
réunion commence. Habituellement, on est dix familles et deux célibataires. Si
on compte les enfants, on est environ cinquante personnes. Quelques-uns
arrivent habituellement en retard. Il y a normalement assez de chaises pour les
adultes et les enfants s’assoient par terre près de leurs parents. Les
jeunes enfants colorient ou jouent calmement avec leurs jouets durant toute la
réunion. Les gens s’habillent de manière simple et décontractée.
Les
musiciens (un banjo, un djembé, deux guitares et une mandoline)
n’essaient pas de passer pour des directeurs de chants. Leur but est
simplement de faciliter et d’accompagner les chants du groupe. Selon les
requêtes de ceux qui sont présents, on chante plusieurs chants ou quelques-uns
seulement. La prière spontanée est souvent offerte entre deux chants, et
parfois d’autres suivent et prient tour à tour. Il n’y a pas de
bulletin ni d’ordre de service, quoique tout est fait de manière
appropriée et ordonnée. Seule une personne à la fois peut parler. La directive
première est que tout ce qui est dit ou fait doit servir à nourrir, édifier,
encourager ou fortifier toute l’église.
Parfois
plusieurs frères enseignent. D’autres semaines, il n’y a personne qui
apporte de parole d’instruction. Ceux qui ont la tâche d’enseigner
se préparent avant la réunion, mais il est rare que l’on désigne
officiellement d’avance quelqu’un pour enseigner. Parsemés parmi
les chants et les enseignements, des témoignages sont partagés sur la
providence de Dieu, ainsi que des leçons apprises, des prières répondues, des
événements encourageants, etc. Il y a parfois des moments de silence.
Fréquemment, un ouvrier chrétien en visite fait un compte rendu de son
ministère et de l’œuvre de Dieu ailleurs.
Ce
n’est ni un spectacle, ni une représentation. Il n’y a pas de
modérateur ou de maître de cérémonie. À moins qu’il y ait un problème à
régler, un visiteur ne saurait même pas qui sont les responsables. Il n’y
a pas d’heure déterminée pour la fin de la réunion. Souvent, elle prend une
heure trente à deux heures. On termine
la réunion parce que les chants et les enseignements sont terminés, parce que
les enfants n’en peuvent plus, ou bien parce que tout le monde a faim.
Généralement, la réunion se termine par une prière. Ensuite, les gens restent
pour un temps de communion aussi longtemps qu’ils le veulent. La réunion
laisse habituellement place au Repas du Seigneur, un repas complet que tous
apprécient.
La réunion d’église décrite
ci-dessus n’est pas fictive. De telles réunions se tiennent chaque Jour du
Seigneur à travers le monde. Elles se tiennent même à des endroits aussi improbables
que l’Angleterre, l’Amérique, le Canada, l’Australie et la
Nouvelle-Zélande! Elles ont pour modèle les réunions d’église décrites
dans le Nouveau Testament. Les croyants modernes sont si habitués d’aller
dans des églises avec des sanctuaires spéciaux, des vitraux, des clochers, des
orgues, des bancs, des chaires, des chorales, des bulletins et des directeurs
de chants qu’on suppose que les Écritures dictent de tels pratiques et accessoires.
À la vérité, les réunions d’église du Nouveau Testament différaient
grandement de ce qui est pratiqué aujourd’hui.
Des arguments bibliques en
faveur des réunions interactives
En
effet, les réunions d’église interactives sont bibliques. Par exemple,
Paul a demandé aux Corinthiens : « Que faut-il donc, frères? Lorsque
vous vous assemblez, chacun a-t-il un
cantique, ou une instruction, une langue étrangère, une révélation, une
interprétation? Que tout se fasse pour l’édification » (1 Co 14:26).
N’aurait-on pas mieux décrit la plupart des
services des églises modernes si les mots « une seule personne »
avaient été utilisés plutôt que le mot « chacun »? Ce passage rend clair que les réunions
d’église étaient à l’origine très différentes de celles
d’aujourd’hui. Il y avait de l’interaction, de la spontanéité
et de la participation. Il n’est pas faux de dire qu’il n’y
avait pas vraiment de spectateur, car tous les frères pouvaient entrer en scène
(tout dépendant des dons et de la direction de l’Esprit).
L’aspect
spontané et participatif des réunions de l’église du premier siècle est
aussi évident d’après les recommandations faites à ceux qui parlent en
langues : « S'il y en a qui parlent une langue, qu'il n'y en ait que
deux ou trois, tout au plus, et l'un après l'autre; et qu'il y en ait un qui
interprète. S'il n'y a point d'interprète, que celui qui parle une langue se
taise dans l'Église, et qu'il parle à lui-même et à Dieu. » (1 Co 14:27-28).
Était-il
prévu que ceux qui parlent des langues inconnues allaient parler?
Vraisemblablement pas, compte tenu de la nature surnaturelle de ce don. Il est
évident que les réunions étaient participatives du seul fait que jusqu’à
trois personnes pouvaient parler en langues et qu’un interprète devait
aussi être présent.
Les
instructions données aux prophètes dans 1 Corinthiens 14:29-32
indiquent aussi la nature participative de leurs assemblées. On nous dit « Qu'il
n'y ait aussi que deux ou trois prophètes qui parlent, et que les autres
jugent. » (14:29). La nature spontanée de la participation se voit aussi
dans 14:30-31a : « Et si un autre assistant a une révélation, que le
premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser l'un après l'autre ». De
toute évidence, quelques prophètes venaient à l’église sans avoir préparé
quelque chose à dire, mais ils recevaient une révélation pendant qu’ils
étaient assis en train d’écouter.
L’un
des passages les plus controversés du Nouveau Testament se trouve dans
1 Corinthiens 14:33b-35 et concerne le silence des femmes pendant la
réunion. Peu importe l’interprétation qu’on donne à ce passage,
Paul n’aurait pas eu besoin d’écrire ceci si les réunions
d’église du premier siècle n’avaient pas été interactives. Paul
n’aurait probablement pas l’occasion d’écrire ceci aux
églises modernes puisqu’en général, personne n’a le droit de parole
s’il n’est pas membre du personnel pastoral. Il est sous-entendu au
verset 14:35 que les gens pouvaient poser des questions à ceux qui
prenaient parole durant la réunion d’église : « Si elles
veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la
maison ». Même si Paul voulait simplement dire que les femmes ne pouvaient
poser de question, il demeure que les hommes étaient libres de le faire. Le
fait à retenir est que la réunion d’église n’est pas
l’affaire d’une seule personne. Ceux qui s’assemblent doivent
faire des interventions édifiantes et encourageantes.
Presque
chaque lettre du Nouveau Testament est un « écrit de circonstance »
puisqu’elles ont été écrites en réponse à des problèmes locaux. Il est
clair que quelques-uns à Corinthe voulaient que leurs réunions se déroulent différemment
de ce que ce passage indique. Certaines choses n’allaient probablement
pas à Corinthe concernant quelques aspects des réunions d’église. C’est
évident en raison des deux questions qui leur sont posées « Est-ce de vous
que la parole de Dieu est venue, ou n'est-elle parvenue qu'à vous seuls? »
(1 Co 14:36).
La
parole de Dieu ne venait décidément pas des Corinthiens, et elle n’était certainement
pas parvenue qu’à eux. Ces questions avaient pour but de convaincre les
croyants de Corinthe qu’ils n’avaient ni le droit, ni
l’autorisation de mener leurs réunions d’une façon autre que ce qui
avait été prescrit par les apôtres. Il s’ensuit que tout ce qui
s’appliquait aux églises de Corinthe s’applique aussi à nous
aujourd’hui. La correction inspirée a eu pour but d’assurer une
participation ordonnée aux assemblées de l’église et non de
l’empêcher. Paul a écrit « C'est pourquoi, frères, désirez avec
ardeur de prophétiser, et n'empêchez point de parler des langues. Que toutes
choses se fassent avec bienséance et avec ordre. » (14:39-40).
D’avoir
des réunions spontanées et participatives est considéré comme un ordre. Selon
1 Corinthiens 14:37, « Si quelqu'un croit être prophète, ou
inspiré, qu'il reconnaisse que les choses que je vous écris sont des
commandements du Seigneur. ». Ainsi, 1 Corinthiens 14
n’est pas seulement une description
des premières réunions d’église. C’est plutôt une prescription indiquant la façon que
notre Seigneur veut que les réunions de l’église entière soient dirigées.
Ce ne sont pas toutes les assemblées de croyants qui doivent être interactives
— seulement les rassemblements réguliers de toute l’église le Jour
du Seigneur. D’autres genres de réunions qui ne sont pas nécessairement
interactives sont aussi appropriées (des croisades d’évangélisation, des
services de louange, des séminaires, etc.) Il faut seulement prendre garde que
des réunions plus grandes où seul un petit groupe mette exclusivement ses dons
en pratique ne viennent se substituer au rassemblement hebdomadaire et
participatif de l’église locale le Jour du Seigneur.
Lorsque
l’on comprend le contexte historique de l’église du premier siècle,
il n’est pas surprenant que les réunions de l’église de
l’époque étaient interactives. Les premiers croyants dans la plupart des
régions de l’Empire romain étaient Juifs. Ils étaient habitués de s’assembler
dans les synagogues qui étaient, jusqu’à un certain point, ouvertes à la
participation de ceux qui s’y trouvaient. Un regard attentif au livre des
Actes révèle que les apôtres n’auraient pas pu évangéliser de la manière
qu’ils l’ont fait à moins que les synagogues ne laissent la parole
aux gens de la congrégation (13:14-15, 14:1, 17:1-2, 17:10, 18:4, 19:8).
Apparemment, on permettait aux apôtres de prendre parole pendant les réunions de
la synagogue. Si les réunions des synagogues du premier siècle avaient été
semblables à la plupart des services des églises du vingt-et-unième siècle,
Paul et ses compagnons auraient dû trouver un autre moyen d’atteindre les
Juifs avec l’Évangile!
Il y a
d’autres exemples bibliques. Dans Actes 20:7, on voit que Paul a
parlé (« discouru » dans la Ostervald) avec l’église de Troas
jusqu’à minuit. Le mot grec traduit par « discourir » est dialegomia, ce qui veut dire « considérer
et discuter, argumenter ». Même
qu’il est à l’origine de notre mot français « dialogue ».
Visiblement, cette réunion à Troas était interactive. Ayant connu Christ en
personne, Paul était probablement celui qui parlait le plus, mais son enseignement
n’était pas nécessairement un monologue ininterrompu.
De plus,
l’auteur d’Hébreux presse ses lecteurs : « N’abandonnons
point notre assemblée, comme quelques-uns ont coutume de faire, mais
exhortons-nous les uns les autres » (10:25). Les premiers chrétiens
s’exhortaient les uns les autres lorsqu’ils s’assemblaient. Il
est évident qu’ils se réunissaient pour faire cela. Bien sûr, ces
encouragements se faisaient grâce à l’interaction. De plus, les croyants
sont enseignés dans Hébreux 10:24 à se réunir afin de stimuler en chacun
l’amour et les bonnes œuvres. Cela aussi exige de
l’interaction. Comment les relations de type « les uns les autres »
se réalisent-elles dans un service moderne?
Le but
ultime de tout ce qui était fait dans les assemblées de l’église était,
selon Paul, « pour
l’édification » (1 Co 14:26). Le mot grec employé ici, oikodome, veut dire
« construire » ou « édifier ». Thayer a relevé dans son
lexique qu’il s’agit d’une action pour promouvoir la
croissance de l’autre en Christ. Ainsi, chaque commentaire fait dans les
réunions d’église devrait servir à encourager, nourrir, fortifier et
édifier les autres croyants présents. S’il ne satisfait pas à ces
critères, il est inapproprié et ne devrait pas être dit. Tous les enseignements
doivent être véridiques et inspirants. De même, les questions devraient
ultimement servir à fortifier toute l’assemblée. Tous les chants doivent
être édifiants. Chaque témoignage sert aussi à édifier l’église. Comme
Pierre a dit, « Si quelqu'un parle, qu'il parle selon les oracles de
Dieu » (1 P 4:11). Dans
la même ligne de pensée, Paul privilégiait la prophétie au parler en langues
public. La raison est que ceux qui prophétisaient dans la réunion
d’église s’adressaient aux autres pour leur « édification,
exhortation et consolation » (1 Co 14:3) dans le but que
l’église soit « édifiée » (14:5). Les Corinthiens étaient
enseignés à « chercher à avoir abondamment les dons spirituels pour
l’édification de l’Église » (14:12). Tout ceci montre bien la
nature participative des assemblées de l’église du premier siècle (participative
dans le sens où tous les frères pouvaient s’adresser à l’assemblée).
Une
dernière observation : on appelle souvent les rassemblements de
l’église d’aujourd’hui des cultes. Ce titre suggère que la
raison pour laquelle les chrétiens se réunissent régulièrement est
d’adorer Dieu. Pourtant, le Nouveau Testament ne qualifie jamais une
réunion d’église de culte. Comme on l’a déjà vu, les Écritures nous
disent que l’église du premier siècle s’assemblait d’abord
dans le but de s’édifier et de se fortifier mutuellement.
Ne
méprenez pas mes paroles. Adorer Dieu en groupe peut certainement contribuer à
l’édification de l’église. Cependant, l’adoration n’est
pas la seule activité qui peut édifier. Le problème, c’est en partie
d’appeler la réunion un culte. Premièrement, les réunions d’église
doivent permettre une contribution significative de la part de
l’auditoire et non pas un service où tout est fait pour eux.
Deuxièmement, un tel titre suggère que l’adoration est la seule activité
appropriée à faire. Les autres moyens d’édifier sont considérés comme
moins importants. Les gens s’attendent ainsi à vivre une expérience
émotionnelle comme celles engendrées par l’architecture des églises, les
chandelles, les sanctuaires silencieux, les vitraux, la musique inspirante, et
la présentation d’un programme qui est essentiellement une
représentation. Avec de telles attentes non bibliques, une réunion vraiment
biblique comme dans 1 Corinthiens 14 semblera étrange, inconfortable
et même déconcertante.
Alors que
faire de l’adoration? Jésus a dit
à la femme au puits : « le temps vient que vous n'adorerez plus le
Père ni sur cette montagne, ni à Jérusalem » (Jean 4:21-24). En
disant cela, Il a établi clairement que l’adoration sous la nouvelle
alliance n’aurait rien à voir avec un endroit particulier. Cela va
au-delà du « dimanche matin onze heures » et ne devrait pas être
confiné à aucun sanctuaire d’église.
Il y a
surtout deux mots grecs pour adoration dans le Nouveau Testament. Le premier
est proskuneo et désigne
l’attitude de contemplation de Dieu dans l’adoration. C’est
s’humilier devant le Père. C’est une attitude de révérence,
d’appréciation, de crainte et d’émerveillement.
La mise
en pratique de cette attitude de dévotion personnelle est exprimée par le
deuxième mot qui signifie adoration dans le Nouveau Testament, (latreia), et qui fait référence à un
style de vie d’obéissance et de service. L’adoration est donc à la fois une attitude et une action. Comme
Francis Scott Key l’a formulé dans un hymne : « Comme les mots
ne peuvent l’exprimer, que ma vie proclame Tes
louanges. » Ainsi, bien que notre participation à une réunion
d’église hebdomadaire soit indéniablement un acte d’adoration, il
en est de même lorsque nous travaillons honnêtement, disciplinons nos enfants,
aimons nos familles, etc. Notre vie quotidienne est un acte d’adoration
continuel.
L’assemblée
du dimanche sert au bien des gens présents. Dieu n’a pas besoin
d’être fortifié, car Il n’est pas faible. Le Seigneur n’a pas
besoin d’encouragement puisqu’Il n’est ni fatigué, ni
découragé. Jésus ne manque de rien, mais Son peuple a des besoins. Le but
premier de la réunion d’église est d’équiper le peuple de Dieu afin
qu’il L’adore et Le serve une autre semaine (He 10:24-25).
C’est pour inciter les élus à une adoration et une obéissance plus
grande.
Des arguments logiques en
faveur des réunions interactives
C’est
un simple fait historique que l’église du premier siècle
s’assemblait dans les maisons de ses membres. Aucun bâtiment
d’église n’a été construit durant l’ère du Nouveau Testament,
ni durant les deux cents ans qui ont suivi. Cela veut donc dire qu’ils
avaient de petites assemblées plutôt que des grandes. Des assemblées plus
petites écartent la possibilité que ces toutes premières réunions consistaient d’un
sermon éloquent prononcé devant une foule d’auditeurs silencieux.
Lorsque
le christianisme a été fait la religion officielle de l’Empire romain, les
temples païens ont été convertis en bâtiments d’église par un décret du
gouvernement. Les croyants ont été menés hors de leurs maisons et conduits dans
de larges basiliques. De si grands rassemblements prirent bien sûr la forme d'une
représentation ou d'un service. L’enseignement interactif a disparu et l’instruction
s'est faite par le monologue. L’auditoire n’avait pas le droit de
poser de questions. La spontanéité était perdue. La participation individuelle
était étouffée. L’aspect
relationnel de l’assemblée est devenu impossible. Tout le caractère
informel de la réunion a cédé sa place à la formalité. Les responsables de
l’église ont commencé à porter des habits spéciaux. On a inventé des
pratiques de culte : l'encens, des icônes, des gestes, etc. Cela
continue même aujourd’hui à une échelle plus ou moins grande. Bref, les
voies du Nouveau Testament ont été délaissées pour celles de l’homme.
Quel type
de réunion d’église convient mieux au peuple de Dieu? Nous ne nions pas
qu’entendre chaque semaine la Parole de Dieu proclamée par les
responsables de l’église que nous appelons aujourd’hui prédicateurs
ou pasteurs-enseignants fait beaucoup de bien. De chanter de grands hymnes
inspirants d’adoration est aussi bénéfique. Néanmoins, selon la Bible, assister
à un simple culte n’équivaut pas à participer à une réunion complète d’église.
Laisser
participer les frères qui le désirent en leur laissant la parole pendant les
réunions permet à l’Esprit de se mettre à l’œuvre par les
différents dons qui sont exercés. Ne pas leur permettre d’être exercés
produit l’atrophie et même l’apathie. Selon ce que Paul a écrit,
Dieu peut donner la tâche à plusieurs frères, indépendamment des autres,
d’apporter un enseignement. L’apprentissage est multiplié à
l’aide de questions appropriées qui sont posées au locuteur. Le groupe
peut apporter des applications ou des illustrations additionnelles à la parole
d’instruction. Les nouveaux croyants apprennent à réfléchir selon la
Bible avec l’esprit de Christ lorsque des croyants plus matures
raisonnent ensemble. La maturité s’acquiert donc rapidement. Les frères
font leur la réunion, ils prennent la responsabilité pour ce qui s‘y fait
et deviennent des participants actifs plutôt que des spectateurs passifs.
Des témoignages de
spécialistes en faveur des réunions interactives
Les
chercheurs s’entendent pour dire que les assemblées d’église du
Nouveau Testament étaient complètement ouvertes et participatives, sans
personne pour diriger à l’avant. Par exemple, Dr. Henry Sefton, dans A
Lion Handbook - The History of Christianity (Le manuel
du lion — L’histoire du christianisme) affirme, « L’adoration dans
l’église-maison était faite de façon intime où tous ceux qui étaient
présents y prenaient part activement […] (cela) a changé d’une
“action commune de l’église entière” à “un service donné par le clergé que les
laïcs écoutent” ».1
Ernest
Scott, dans The Nature of the Early Church (La nature de l’église du premier siècle), écrit, « La mise
en pratique des dons spirituels était alors une caractéristique du culte du
premier siècle. Ces dons pouvaient varier par leur nature et leur mesure selon
la capacité de chacun, mais ils étaient accordés à tous et on permettait à tous
ceux qui étaient présents de participer durant le service […] Chaque
membre était convié à contribuer personnellement au culte commun. »2
Dans le
journal Mid America Baptist Theological
Journal, Dr. J. Milikin a affirmé que dans les premières congrégations
chrétiennes « l’Esprit avait apparemment une liberté
d’expression pleine et entière. Dans l’assemblée publique, une
personne pouvait avoir un psaume, une autre un enseignement, une autre une
révélation, une autre une parole en langues ou un autre une interprétation. »3
Dr. John
Drane, dans Introducing the New Testament (Introduction au Nouveau Testament), a écrit, « Dans les
premiers jours […] leur culte était spontané. Cela semblait être
l’idéal, car lorsque Paul décrit comment une réunion d’église
devrait fonctionner, il parle de la participation de plusieurs, sinon de tous,
guidée par l’Esprit […] Il était normal que chacun ait la liberté
de participer dans un tel culte. Cette situation idéale où chacun est inspiré
par le Saint-Esprit démontrait bien l’expression parfaite de la liberté
chrétienne. »4
A. M.
Renwick, dans The Story of the Church
(L’histoire de l’Église) a dit « L’essence même de
l’organisation de l’église et de la vie et du culte du chrétien
[….] c’était la simplicité […] Leur culte était libre et
spontané sous la direction du Saint-Esprit et n’était pas encore rendu
inflexible en raison de l’emploi d’un manuel de dévotion. »5
Des aspects pratiques
L’un
des aspects des réunions du Nouveau Testament encore pratiqué aujourd’hui
est le chant. L’église d’Éphèse avait reçu cette directive : « Entretenez-vous
ensemble par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et
psalmodiant de votre cœur au Seigneur » (Ep 5:19). De la même
façon, les Colossiens ont été exhortés à « Que la parole de Christ habite
abondamment en vous, en toute sagesse. Instruisez-vous et exhortez-vous les uns
les autres, par des psaumes, et des hymnes et des cantiques spirituels,
chantant dans vos cœurs au Seigneur, avec reconnaissance. » (Col 3:16).
Ce qui est peut-être moins familier aux croyants modernes cependant,
c’est l’accent sur le « entretenez-vous » (Ep 5:19) et
le « réciproquement » (Col 3:16) par le chant. Selon
1 Corinthiens 14:26, chacun des frères avait la possibilité
d’apporter un hymne. Il n’est jamais question dans le Nouveau
Testament d’un ministre de la musique ou d’un directeur de chant
qui prend le contrôle des chants. C’est certainement une bénédiction
d’avoir des musiciens de talent qui peuvent assister la congrégation dans
l’adoration et les chants. Cependant, pour être fidèles aux prescriptions
du Nouveau Testament, les musiciens doivent être prudents afin de ne pas jouer
comme sur une scène dans un spectacle. On doit laisser aux frères de
l’église la liberté et la responsabilité de demander à chanter les chants
qu’ils ont choisis quand ils le veulent.
Pour
suivre sur cette même note (jeu de mots intentionnel!), certains chrétiens sont
catégoriquement contre l’utilisation d’instruments de musique dans
les réunions d’église. Cependant, le mot grec qui donne
« hymne » (1 Co 14:26) est traduit à partir du mot psalmos qui veut littéralement dire
« chants accompagnés d’un instrument à cordes ». Puisque les
instruments ne sont pas interdits et puisqu’il n’y a aucun cas où
on spécifie de ne pas les utiliser, c’est sans doute une question où
chaque église a la liberté de décider de leur utilisation.
Un autre
aspect des réunions du premier siècle qui est toujours pratiqué
aujourd’hui est l’enseignement de la Parole de Dieu. Notre Seigneur
a enseigné aux apôtres à faire de toutes les nations des disciples et de leur
enseigner à garder tout ce qu’Il leur avait prescrit.
(Mt 28:20). Par conséquent, on voit
dans Actes 2:42 que l’église de Jérusalem persévérait dans
l’enseignement des apôtres. Plus loin, l’enseignement est nommé
comme étant un don spirituel dans Romains 12:7 et 1 Corinthiens 12:28.
De plus, l’un des critères pour être ancien est d’avoir la capacité
d’enseigner (1 Tm 3:2). Les anciens qui se consacrent à
l’enseignement sont dignes d’un double honneur (soutien financier,
1 Tm 5:17-18). Cependant, dans 1 Corinthiens 14,
l’enseignement est mentionné comme une simple activité parmi d’autres.
L’enseignant ne prend pas une place de premier plan tel qu’on le
voit dans les réunions d’église conventionnelles
d’aujourd’hui. Chacun des frères en règle avec l’église pouvait
avoir l’opportunité de contribuer par une parole d’instruction (14:26).
Tout cela
exige de notre part de reconnaître l’importance de ceux qui sont appelés
à servir par l’enseignement. Néanmoins, nous devrions laisser n’importe
quel frère enseigner dans nos assemblées régulières qui suivent le modèle de 1 Corinthiens 14.
En pratique, cela suggère aussi que durant les réunions qui suivent le modèle de
1 Corinthiens 14, les enseignements devraient tendre à être courts plutôt
que longs afin de permettre à ceux qui le désirent d’enseigner.
Étonnamment,
les pasteurs et les anciens ne sont pas même mentionnés dans 1 Corinthiens 14.
C’est peut-être parce que les pasteurs ne dominaient pas ces genres de
rassemblements avec leurs enseignements. Cela ne veut pas dire que les anciens
n’enseignaient pas dans les réunions, mais il est clair dans 1 Corinthiens 14
que d’autres que les anciens pouvaient le faire. Ainsi, l’auteur
d’Hébreux a fait cette remarque générale : « vous deviez, avec
le temps, être des maîtres » (5:12). Il est évident par la salutation
qu’il ne parlait pas des responsables (« saluez tous vos
conducteurs »13:24), révélant ainsi qu’il ne s’attendait même
pas à ce que les anciens lisent la lettre! Il demeure que s’il est possible pour quelqu’un
d’enseigner, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il doit enseigner. Les anciens doivent rappeler
à l’église la mise en garde de Jacques : « Mes frères, qu'il
n'y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un
jugement plus sévère. » (3:1). La mise en garde de Jacques prend tout son
sens dans le contexte des réunions intimes et participatives qui
caractérisaient l’église du premier siècle.
La
présence des anciens est d’autant plus essentielle en raison de cette liberté
qu’ont tous les frères d’enseigner. Si un frère apporte un
enseignement ou une application erroné, les anciens doivent corriger
l’erreur avec douceur. Timothée, un ouvrier apostolique temporairement en
poste à Éphèse, devait « recommander à certaines personnes de ne pas
enseigner une doctrine étrangère » (1 Tm 1:3). Les Écritures
nous disent aussi que l’une des qualités d’un ancien est
qu’il doit être « Attaché à la véritable doctrine qui doit être
enseignée, afin qu'il soit capable, tant d'exhorter, selon la saine doctrine,
que de convaincre ceux qui s'y opposent. » (Tt 1:9). De la même
façon, on a dit à Tite : « Enseigne ces choses, exhorte, et reprends
avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise. » (Tt 2:15). Dans
son vieil âge, l’apôtre Jean a fait cette mise en garde contre un séducteur
avéré : « ne le recevez point dans votre maison » (2 Jn 1:10).
(On peut facilement voir comment les instructions de Jean peuvent
s’appliquer aux églises-maison ayant des réunions interactives.)
Évidemment,
certains frères sont plus qualifiés que d’autres pour enseigner. Un homme
âgé et pieux, doué pour l’enseignement, qui aime le Seigneur, qui a
étudié la Bible et a servi les autres toute sa vie aura des réflexions
profondes à partager avec l’église. Particulièrement en présence de tels
hommes, les autres devraient être « prompt à écouter, lent à parler »
(Jc 1:19). Des moments particuliers devraient être mis à part afin de
laisser à un tel homme l’opportunité d’exposer la Parole de Dieu.
Cependant, ces réunions d’enseignement devraient être considérées soit
comme des réunions d’ouvriers, des réunions apostoliques ou encore des
réunions de ministère, et non pas comme des réunions d’église telles que
dans 1 Corinthiens 14. Il y a un temps et un lieu pour les deux. La
réunion du Jour du Seigneur doit être caractérisée par les petites contributions
de plusieurs personnes plutôt qu’une grande contribution d’une seule
personne.
Les
églises charismatiques et pentecôtistes sont assez familières avec les révélations,
les langues et les interprétations. Les églises qui pratiquent de tels dons
devraient s’assurer de suivre rigoureusement les directives de 1 Corinthiens 14:26-32.
Les langues non interprétées ne doivent pas être tolérées. Il y a une limite au
nombre de personnes qui parlent en d’autres langues. Une seule personne à
la fois devrait parler. Les prophéties doivent être jugées et n’importe
qui désirant prophétiser doit s’attendre à ce que ses paroles soient
jugées avec attention. Il n’y a pas de doute, quelques prophéties ou
langues sont fausses. Faire de l’ordre dans ces choses peut
s’avérer difficile et frustrant car ce sont souvent les gens trop émotionnels
ou instables qui croient détenir ces dons. Peut-être est-ce pour cette raison
qu’on a dit aux Thessaloniciens « Ne méprisez point les prophéties.
Éprouvez toutes choses; retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute
apparence de mal. » (1 Th 5:20-22). Malgré cette abondance de paroles
surnaturelles, il doit y avoir de l’ordre : « Or, les esprits
des prophètes sont soumis aux prophètes; Car Dieu n'est point pour la
confusion, mais pour la paix. » (1 Co 14:32-33a). Les anciens
sont les personnes clés qui s’assurent que tout ce qui est fait durant la
réunion est fait « avec bienséance et avec ordre » (1 Co 14:40).
Certaines
églises croient que les dons charismatiques ont cessé au premier siècle, ou bien
qu’elles n’ont personne qui détient l’un de ces dons. Encore
là, le principe des réunions interactives demeure. Les frères devraient malgré
tout être libres d’apporter des enseignements de manière spontanée, de
demander ou d’introduire des chants, de partager des témoignages,
d’offrir une prière, de poser des questions aux personnes qui parlent,
etc. En dépit de leurs soupçons théologiques, le passage suivant des Écritures est
clair et devrait les pousser à réfléchir : « C'est pourquoi, frères,
désirez avec ardeur de prophétiser, et n'empêchez point de parler des langues. »
(1 Co 14:39). Les langues ont peut-être effectivement cessé, mais
peut-être pas aussi. Sommes-nous si certains de notre théologie au point
d’être prêts à contredire directement un commandement biblique?
Une
autre considération pratique concernant les réunions interactives est la
présence d’un modérateur ou d’un maître de cérémonie. Remarquez que
rien n’est mentionné à ce sujet dans 1 Corinthiens 14. Au fur
et à mesure qu’une église mature dans le cadre des rassemblements interactifs,
le besoin d’une personne pour modérer diminuera. Idéalement, un visiteur
dans une église qui fonctionne bien ne devrait même pas savoir qui sont les
responsables, à moins qu’un problème ne requière une intervention de leur
part.
Une mise
en garde importante a été faite par l’auteur inspiré dans 1 Corinthiens 14:38.
Après avoir affirmé que ces réunions interactives ordonnées étaient un « commandement
du Seigneur » (14:37), il les met en garde que quiconque ignorait ce qui
était commandé devait être ignoré. Bien qu’il ne soit pas clair ce que
cela signifiait, une certaine forme de châtiment était évoquée. Il y aurait un
prix à payer pour avoir ignoré le commandement du Seigneur concernant les
réunions d’église.
Des problèmes possibles
Les auteurs de ce livre ont à eux tous
plusieurs années d’expérience pratique dans les réunions interactives.
Nous avons remarqué qu’il existe certains problèmes typiques auxquels il
faut s’attendre. Nous les décrivons ici en détail dans l’espoir que
ceux qui commencent à expérimenter des réunions interactives évitent quelques-unes
des erreurs les plus communes.
Les spectateurs. Après avoir assisté
pendant plusieurs années à des services, beaucoup de gens dans l’église
sont habitués d’être assis silencieusement comme s’ils regardaient
la télévision. Ça prend de l’encouragement et de la patience pour
surmonter cela. Au début, participer réellement à la réunion semblera quelque
peu gênant pour les gens. De l’incitation et de l’encouragement
continuels de la part des responsables durant la semaine peuvent être nécessaires
jusqu’à ce que les gens « percent le mur du son ». Les
responsables peuvent inciter à l’interaction en demandant « Y a-t-il
un témoignage que le Seigneur veut que vous partagiez? Y a-t-il un chant qui
édifierait l’église? Y a-t-il un enseignement sur quelque sujet ou
passage des Écritures? »
Si une
corde était accrochée en travers d’un ruisseau au niveau de l’eau,
différentes choses s’y attacheraient au cours de la journée, des choses
qui autrement auraient passé tout droit. De la même façon, réfléchir tout au
long de la semaine sur ce qu’on partagera à la réunion aide grandement.
Si personne n’apportait de nourriture pour le repas agape, il n’y aurait pas de festin. Pareillement, si personne
n’arrive à la réunion préparée à participer, il n’y aura pas vraiment
de réunion! Mes frères, vos femmes passent-elles plus de temps à se préparer
pour l’église (en cuisinant pour le festin agape) que vous le faites (en réfléchissant à quelque chose à
partager à la réunion)?
Des remarques qui n’édifient pas. Parfois lorsque les gens se mettent à parler,
ils deviennent trop à l’aise. Ils commencent à parler de choses
qui n’édifient vraiment pas l’assemblée. Ce n’est pas parce
que c’est une réunion libre que les gens peuvent dire tout ce
qu’ils veulent. Les responsables doivent rappeler à l’église que
tout ce qui est dit pendant la réunion doit avoir pour but d’édifier le
corps et d’encourager tout le monde. Les réunions d’églises ne sont
pas non plus des séances de thérapie pour les malades où toute
l’attention est tournée vers une personne et ses besoins. Bien que de
telles personnes aient besoin d’un suivi, cela doit être généralement
fait à un moment autre que l’assemblée commune.
De
fausses doctrines. L’attrait
d’une réunion interactive peut être assez fort pour attirer ceux qui
soutiennent une théologie aberrante et qui cherchent une place où promouvoir
leur doctrine unique. Suivre le modèle biblique des réunions interactives ne
doit pas donner l’occasion aux fausses doctrines de proliférer! La
prévention et la correction de l’erreur est précisément l’une des
raisons pour laquelle les anciens sont requis. Les anciens doivent être des
hommes matures enracinés dans la foi. Ils doivent détecter et réfuter
l’erreur lorsqu’ils l’entendent, ne lui laissant aucune
place. Aucune doctrine contraire à l’orthodoxie historique chrétienne ne
devrait être permise.
Appel à l’ignorance commune. Plutôt que d’étudier un sujet à
l’avance et de l’apporter comme enseignement, des gens vont parfois
venir à la réunion non préparés et ils lanceront simplement une question à
l’église assemblée afin d’être répondu. C’est l’opposé
d’apporter un enseignement. Cela produit l’effet contraire
d’un enseignement. Les responsables devraient décourager les gens de
poser à l’église de telles questions motivées par l’ignorance. Une
telle question ne fait qu’attirer l’attention sur la personne qui
l’a posée et n’a pas pour but d’édifier l’église.
C’est trop centré sur soi car cela est fait dans le but de répondre à un
besoin personnel. De plus, puisqu’il est peu probable que quelqu’un
ait récemment étudié le sujet en question, l’ignorance commune
s’accroîtra sûrement lorsque chacun donnera son opinion. Il n’y a simplement aucune alternative
à l’étude attentive, systématique et en profondeur des Écritures en privé
et avant la réunion. Il n’y a aucune excuse pour ne pas le faire.
Des réunions trop organisées. Les personnes habituées aux bulletins
d’église voudront organiser d’avance l’enseignement, la
musique et la prière. Attention, n’éteignez pas l’Esprit! Il est
clair dans 1 Corinthiens 14 que les réunions d’église du
Nouveau Testament étaient généralement spontanées.
Des visiteurs perturbateurs. Il y a
plusieurs types de visiteurs perturbateurs. Des invités mal informés
peuvent facilement troubler la réunion par des commentaires inutiles. Des gens
centrés sur eux-mêmes tenteront de dominer la réunion. Des personnes dérangées
mentalement parleront fort et souvent, ce qui dérange l’assemblée. Des
gens critiques peuvent s’attaquer à ce que l’église fait ou croit
dans les réunions. Des hérétiques verront les réunions interactives comme une
chance de promouvoir leur fausse théologie. Les responsables sont essentiels
dans de tels cas afin de restaurer l’ordre en toute sagesse et patience. Les
visiteurs devraient être informés à
l’avance des directives divines qui se trouvent dans 1 Corinthiens 14.
Mieux vaut prévenir que guérir! (Lire le modèle de lettre aux visiteurs
potentiels à la fin.) Il peut être approprié d’inviter la personne qui
critique à exprimer ses opinions plus tard lorsque la réunion est terminée,
soit pendant le temps de communion du Repas du Seigneur ou en privé avec les
anciens.
Gérer
le nombre de personnes. Il n’est pas à l’avantage des
réunions interactives d’avoir trop ou pas assez de gens. Trop peu
de gens peut être ennuyeux. Trop de gens peut gêner les plus timides et nuire au
partage libre.
Les directeurs de chant. Les musiciens sont là pour accompagner les
chants et l’adoration de l’église et non pour en avoir le monopole.
Prenez garde aux directeurs de chants qui prennent le contrôle de la réunion
pour en faire un spectacle.
La ponctualité. Les
églises fondées sur les relations interpersonnelles sont reconnues pour leur
retard. Si on annonce que la réunion commencera à une certaine heure,
les responsables doivent s’assurer qu’elle commence à cette heure.
C’est une question de courtoisie et de respect pour le temps des autres. Arriver
à l’heure démontre aussi du respect. Être constamment en retard pour la
réunion peut être interprété comme une agression passive. C’est du moins
une impolitesse et un manque de considération.
Le maître de cérémonie. Certains responsables auront tendance à
vouloir diriger les réunions comme s’ils étaient les hôtes d’un talk-show.
Ces incitations seront peut-être nécessaires pour l’église à ses débuts,
mais la maturité en diminuera le besoin. De plus, il n’y a rien de mal
aux silences occasionnels. Soyez persuadés que l’Esprit Saint dirige
l’assemblée. Idéalement, un visiteur dans une réunion inspirée de 1 Corinthiens 14
ne devrait même pas être capable de dire qui sont les anciens dans
l’église. À moins qu’il y ait un problème, les anciens devraient se
confondre avec les autres! Il faut toutefois admettre qu’un manque de
participation de la part des membres peut s’avérer un problème. Dans ce
cas, les anciens doivent diriger un peu plus afin d’encourager les autres
à participer.
Les enfants. Le modèle du Nouveau Testament semble
démontrer que les enfants étaient en compagnie de leurs parents lors des
réunions. Par exemple, Paul voulait que certaines de ses lettres soient lues à
toute l’église (voir Col 4:16). Selon Éphésiens 6:1-3, les enfants
étaient présents lors des réunions de l’église d’Éphèse. Sinon,
lors de la lecture de la lettre, ils n’auraient pu entendre les
instructions que Paul leur adresse. (Comparez aussi Mt 19:13-15, Lc 2:41-50,
Ac 21:5.)
Toutefois,
un enfant très jeune qui pleure bruyamment devrait être éloigné de la réunion
par ses parents jusqu’à ce qu’il se calme. On doit inciter les
enfants plus âgés à être assis tranquillement ou bien à jouer silencieusement
par terre pour ne pas déranger la réunion. Certains parents vont parfois
oublier d’être attentifs à cela; dans ce cas, les responsables doivent en
parler aux parents en privé afin de s’assurer de leur coopération pour
calmer leurs enfants.
De fausses attentes. À coup sûr, des gens viendront aux réunions
inspirées de 1 Corinthiens 14 avec des idées préconçues sur son
déroulement. Certains, par exemple, s’attendront à un service de louange
puissant ou bien à chanter seulement les grands hymnes de la foi. Certains
associeront exclusivement les chants de louange à une louange sincère et
d’autres s’attendront à voir des guérisons surnaturelles. Certains
voudront une lecture puissante de la Bible et d’autres une présentation
plus émotionnelle de l’Évangile. Quand les attentes ne sont pas remplies,
la déception et le mécontentement sont les résultats. Les responsables de
l’église doivent en être conscients afin d’aider les gens à avoir
des attentes bibliques par rapport aux réunions et de désirer les mêmes choses
que notre Seigneur.
Quelques objections
Certains
responsables émettent de fortes objections contre ce type de réunion
d’église. Avec raison, ils craignent que le chaos et l’anarchie s’installent.
Rappelez-vous, cependant, que bien qu’il y ait de l’ordre dans un
cimetière, il n’y a aucune vie. Il est préférable d’avoir la vie
tout en risquant un peu de désordre. Maintenir l’ordre est l’un des
devoirs de l’ancien. Les responsables de l’église ont aussi pour
responsabilité de former les saints afin qu’ils soient outillés pour
contribuer à la réunion dans une certaine mesure et pour juger eux-mêmes des
erreurs. De plus, il faut être persuadés que l’Esprit Saint œuvre
dans la vie d’une l’église. Si les Écritures révèlent vraiment que
les réunions interactives sont la volonté de Dieu, alors Dieu pourvoira afin
que les réunions soient un succès au fil du temps.
Alors
qu’il commente les différences entre les réunions de l’église du
premier siècle et les réunions de l’église moderne, Gordon Fee a
observé : « En général, l’histoire de l’église démontre
que nous n’avons pas vraiment confiance en la diversité des dons du corps
pour le culte. L’édification doit toujours être la règle et cela
nécessite de l’ordre afin que tous apprennent et soient encouragés. Mais
ce n’est pas à son honneur qu’en optant pour
« l’ordre », l’église historique a ignoré le ministère de
plusieurs. »6
Honnêtement,
certains pasteurs vont s’opposer aux directives de 1 Corinthiens 14
précisément parce que les mettre en pratique mettrait une ombre sur le pasteur.
Malheureusement, un petit nombre de pasteurs veulent flatter leur amour-propre
ou satisfaire leur besoin d’affirmation en étant la vedette du culte. C’est
une tache aveugle à laquelle on doit mettre fin.
Un autre
risque à suivre les directives de 1 Corinthiens 14 est aussi possible
si les croyants deviennent si épris de leur toute nouvelle liberté qu’ils
se lancent dans l’anarchie ou le gnosticisme. Ils deviennent
excessivement méfiants de quelque ordre. Pour eux, quiconque possède des
habiletés à diriger est probablement entêté ou malveillant. Néanmoins, il est
évident que Paul, un responsable pieux, avait des directives de Dieu pour les
églises qu’il servait. L’équilibre est la clé. Nous devons avoir
pour but d’aider les églises à respecter tout ce que le Seigneur a
commandé!
Plusieurs
ont lu 1 Corinthiens 14 et ont jugé que leur église s’y
conformait totalement simplement parce que la congrégation participe en
répondant par des lectures à haute voix, en faisant des génuflexions, en
prenant l’hostie et le vin du Repas du Seigneur, en chantant des hymnes, en
donnant la dîme et des offrandes, etc. Une partie du problème réside en ce que
tout est planifié, sans spontanéité, que la structure est la même chaque
semaine et que tout le déroulement du culte est décrit dans le bulletin. Il
peut y avoir une participation limitée de l’auditoire, mais il n’y
a pas de véritable liberté. Est-ce qu’un des frères est libre de choisir
un hymne? D’apporter un enseignement? De lever sa main et de poser une
question? Y a-t-il de la spontanéité?
Conclusion : Affirmations
et rejets
Quelles
conclusions peut-on tirer au sujet du déroulement que Dieu désire pour la
réunion d’église hebdomadaire le Jour du Seigneur? Nous rejetons que :
1. l’église
du Nouveau Testament tenait des « services »;
2. le modèle
du Nouveau Testament soit de grandes assemblées de chrétiens qui se réunissent
chaque semaine pour un service;
3. les réunions d’église doivent être
dirigées par un ministre du culte à l’avant;
4. les bulletins soient nécessaires ou quelque
peu bénéfiques pour la réunion d’église;
5. seulement une personne peut enseigner lors de
la réunion;
6. les enseignants devraient être prévus à
l’avance;
7. les réunions d’église du Nouveau Testament
comprenaient un aspect rituel et cérémoniel;
8. des attributs spéciaux ajoutés au culte
soient importants tels que l’encens, les habits, les icônes, les statues,
les vitraux ou les bâtiments ornés comme des cathédrales; et
9. qu’une représentation ou un spectacle
se substituent légitimement à la réunion interactive commandée par le Nouveau
Testament.
Par ailleurs, nous affirmons que :
1. la réunion d’église hebdomadaire
ordinaire doit être participative et spontanée;
2. tout ce qui est fait ou dit doit servir à
fortifier (édifier) l’église entière;
3. seulement une personne à la fois peut
s’adresser à l’assemblée;
4. tout doit être fait de manière appropriée et
ordonnée;
5. l’un des rôles de l’ancien dans
de telles réunions est de « maintenir le cap » et de vraiment
s’attacher à ce que tout ce qui est fait le soit pour l’édification;
et
6. ce type de réunion participative n’est
pas optionnel, ce n’est pas que des faits historiques intéressants ou
bien de l’information désuète. Des telles réunions sont « le
commandement du Seigneur » (1 Co 14:37).
— Steve Atkerson
Notes
1 Henry Sefton, A Lion Handbook - The History of Christianity (Oxford,
UK: Lion Publishing, 1988) 151.
2 Ernest Scott, The Nature Of The
Early Church (New York, NY: Charles
Scribner’s Sons, 1941), 79.
3 Jimmy Milikin, “Disorder
Concerning Public Worship,” Mid
4 John Drane, Introducing the New
Testament (Oxford, UK: Lion
Publishing, 1999), 402.
5 A. M.
Renwick, The Story of the Church (Downers Grove, IL: Inter-Varsity Press 1958), 22-23.
6 Gordon Fee, NICNT, The First
Epistle To The Corinthians (Grand Rapids, MI: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1987), 698.
Questions à discuter
1. Supposons que 1 Corinthiens 14:26
disait « une seule personne » plutôt que « chacun ». Lequel
aurait le mieux décrit la plupart des services des églises modernes? Pourquoi?
2. Supposons que 1 Corinthiens 14:26
est en fait une critique de ce que l’église de Corinthe faisait (des
réunions prétenduement désordonnées). La solution inspirée était-elle
d’interdire les réunions participatives ou bien de les soumettre à des
règles? Expliquez.
3. Quel était le rôle de la musique et des directeurs
de chants dans les réunions de l’église du premier siècle?
4. De façon globale, quels sont les différents
aspects dans 1 Corinthiens 14 qui, mis ensemble, démontrent la nature
participative des réunions de l’église du premier siècle?
5. Quels sont certains principes de base pour
des réunions d’église participative selon 1 Corinthiens 14 et
Hébreux 10:24-25?
6. Pourquoi est-ce si important que tout ce qui
est dit et fait serve à l’édification dans la réunion d’église?
7. Comment peut-on allier la nature
participative de la réunion d’église avec le besoin d’une
exposition en profondeur de la Parole de Dieu par des enseignants compétents?
8. Que nous dit 1 Corinthiens 14:37 au
sujet de 1 Corinthiens 14? Est-ce simplement une description ou une
prescription?
9. Plusieurs églises n’ont personne qui
détienne de dons particulièrement surnaturels, dits « charismatiques ».
En l’absence de tels dons, pourquoi le commandement du Seigneur (1 Co 14:37)
de tenir des réunions d’église participatives n’est-il pas annulé?
10. Quelles autres contributions peuvent être
faites à la réunion d’église selon Actes 2:42, 14:26-28 et
1 Timothée 4:13?
11. Quel contexte favorise une réunion
d’église interactive? Une petite congrégation dans un salon ou une grande
congrégation dans un énorme centre d’adoration? Pourquoi?
12. Quel est le rôle de l’ancien dans une
réunion interactive?
13. Quel est le risque encouru par l’église
qui se réunit sans ancien dans le but d’avoir un temps
d’encouragement mutuel (1 Co 14)?
14. Quelles sont les preuves que les enfants
restaient avec leurs parents durant la réunion d’église?
15. Avoir des réunions libres peut évidemment
attirer des hérétiques qui cherchent à répandre leurs nouvelles idées. Comment
devrait-on s’y préparer et comment s’en occuper?
16. Que devrait-il être fait si, semaine après
semaine, peu de gens apportent quelque chose de significatif à la réunion
interactive?
17. Où est-il écrit dans le Nouveau Testament que
le but de la réunion d’église est de tenir un culte? Expliquez.
18. De quelles façons l’église dont vous
faites partie adhère-t-elle à ou dévie-t-elle de la norme du Nouveau Testament?
Remarque :
La NTRF offre aussi des ressources
pour l’enseignant afin de l’aider à diriger une discussion au sujet
de la vie d’église du Nouveau Testament. Demandez The Practice of
The
Une lettre aux visiteurs
potentiels
Nous sommes
honorés que vous désiriez vous joindre à l’une de nos réunions
d’église. Nous nous sommes efforcés de suivre les traditions des premiers
apôtres concernant la forme de l’église. Ainsi, bien que nous soyons
traditionnels selon le Nouveau Testament, ce que nous faisons est plutôt hors
du commun selon les standards contemporains. Ne vous inquiétez pas, ce qui suit
vous donne une bonne idée de ce à quoi vous pouvez vous attendre. Nous espérons
que vous serez à l’aise et encouragés lorsque vous vous réunirez avec
nous.
Nous nous
réunissons le matin dans la ville de ____________. Pour connaitre
l’adresse et les directions, veuillez communiquer avec Luc et Lucie
Lemieux au (000)-000-0000 ou Jules et Julie Tremblay au (000)-000-0000.
1. Selon le
modèle du Nouveau Testament, l’église se réunit régulièrement le premier
jour de chaque semaine. Les Écritures l’appellent le Jour du Seigneur, le
jour où Jésus a vaincu la mort et est ressuscité du tombeau. Cependant, nous ne
voyons pas là une réplique du jour du sabbat. Chaque jour est un jour saint en
vertu de la Nouvelle Alliance (He 4, Col 2:16-17, Ga 4:8-11).
2. L’hôte ouvre ses portes à 10 h
le matin et on commence par un chant exactement une demi-heure plus tard. Il y
a donc une période de 30 minutes pour laisser les gens arriver, s’asseoir,
prendre connaissance des lieux, se verser un café, etc. Veuillez vous stationner
sur le même côté de rue que la maison si possible. Nous pourrons ainsi éviter
que nos véhicules bloquent la rue.
3. Notre code vestimentaire est simple et
confortable. Personne ne porte de cravate. Les femmes portent ce qu’elles
veulent, que ce soit une robe confortable, uu pantalon ou même un short
modeste. Les enfants portent des vêtements et des souliers pour jouer puisqu’habituellement,
ils vont s’amuser dehors après la réunion. Il n’est pas rare que
les enfants se salissent après l’église.
4. Certains
intéressés voudront savoir si notre église maintient les doctrines historiques
de la foi chrétienne, les Doctrines de la Grâce (www.ids.org), la théologie de
la Nouvelle Alliance, l’infaillibilité de la Bible (www.churchcouncil.org),
et le Danver’s
Statement on Biblical Manhood and Womanhood (La déclaration de Danver sur
les rôles bibliques de l’homme et de la femme) (www.cbmw.org). Allez à www.ntrf.org pour plus
d’information au sujet de la vie d’église du Nouveau Testament.
5. La réunion elle-même est spontanée et participative
(pas de bulletin!) selon le modèle décrit dans 1 Corinthiens 14:25 et
les versets suivants. Rien n’est planifié à l’exception du premier
chant qui commence la réunion (10 h du matin). Parfois nous chantons
plusieurs chants, parfois que quelques-uns tout dépendant du nombre demandé. Un
dimanche, il peut y avoir trois frères qui enseignent et un autre dimanche,
aucun. Parfois nous prions longtemps et d’autres fois nous prions peu.
Tous les frères peuvent participer en prenant parole, mais tout ce qui est dit
doit servir à édifier l’église entière (1 Co 14:26). Une seule
personne à la fois peut s’adresser à l’assemblée puisque tout doit
être fait de manière appropriée et ordonnée. Tout enseignement et prophétie
sont sujets à être examiné et jugé publiquement par ceux qui sont présents. De
plus, il n’y a pas de modérateur ou de maître de cérémonie en soi. En
fait, à moins qu’il y ait un problème à régler, vous ne saurez même pas
qui sont les responsables. Les femmes ne prennent pas parole publiquement
durant la réunion (lisez 1 Corinthiens 14:33-35 et vous verrez
d’où cela est tiré). En revanche, elles parlent beaucoup durant la communion
du Repas du Seigneur.
6. Les enfants restent avec nous durant la
réunion. Toutefois, si un très jeune enfant est bruyant, l’un des parents
doit l’éloigner jusqu’à ce qu’il se calme. Si vous avez de
jeunes enfants, vous pouvez leur apporter quelque chose pour les occuper, comme
des crayons et du papier ou bien des jouets silencieux.
Les enfants s’assoient généralement par terre près de leurs parents. Nous
croyons que c’est la tâche des parents et non de l’église
d’instruire les enfants au sujet de Jésus. C’est pourquoi nous
n’avons pas d’école du dimanche ou d’église pour enfants.
7. Le Repas du Seigneur est une partie intégrante
de notre rassemblement. En fait, c’est la raison première pour laquelle
nous nous assemblons chaque semaine. Nous le célébrons comme un repas complet
tel que décrit dans 1Corinthiens 11b. Chacun apporte quelque chose à partager
avec toute l’église. Nous croyons que ce doit être un vrai repas qui
représente les noces de l’Agneau (Ap 19). C’est un bon temps
de communion et d’encouragement qui ressemble beaucoup plus à un banquet
de noce qu’à des funérailles. Au centre des autres plats, vous
remarquerez une coupe (un pichet en fait) et un pain qui représentent le corps
et le sang de notre Seigneur. En fait, nous croyons que le Repas du Seigneur a
pour but de rappeler à Jésus sa promesse de revenir et de partager encore une
fois le repas avec Son peuple.
8. Bref, nous croyons que le modèle évident de
la forme d’église du Nouveau Testament n’est pas simplement une
description mais en fait une prescription (2 Th 2:15, 1 Co 11:2).
C’est pourquoi nous croyons aux églises-maison, aux églises sous la
conduite des anciens plutôt que sous leur domination, au ministère des ouvriers
itinérants, aux réunions interactives, et que le Repas du Seigneur et le Festin
Agape ne font qu’un à chaque semaine. Il pourrait vous être utile de lire
1 Corinthiens 11:17-34 et 1 Corinthians 14:26-40 avant
votre visite.
9. Pour nous, la vraie vie de l’église se
vit chaque jour puisque nous nous voyons les uns les autres au cours de la
semaine. Pour faciliter cela, il est prioritaire pour nous d’essayer
d’habiter le plus près possible les uns des autres. Les activités du Jour
du Seigneur telles que décrites ci-haut sont seulement une partie de notre communion
hebdomadaire. De nous évaluer seulement sur la base de ce que l’on voit
le dimanche serait donc incomplet!
10. L’idéal
est que la communauté « vive » l’église et ne fasse pas
qu’y passer. C’est faire du tort à soi-même que de
s’entretenir avec les saints le dimanche seulement. Si vous ne pouvez
déménager à l’endroit où nous habitons, nous serons heureux de vous aider
à commencer (ou trouver), éventuellement, une église dans votre quartier une
fois que vous comprendrez bien la vie de l’église selon le Nouveau
Testament.
En
conclusion, nos églises sont dédiées à se réunir et à vivre aussi simplement
que possible le modèle d’église du Nouveau Testament et la compréhension
que nous en avons. Nous savons que nous n’y comprenons pas tout encore, mais
nous tâchons d’y parvenir. Nous abordons habituellement une question à la
fois et essayons de parvenir à un consensus biblique avant de passer à autre
chose. Chacun est considéré et
idéalement personne n’est écrasé ou mis de côté. Cela veut dire que nous
avançons lentement, mais dans une grande paix et unité. Pour cette raison nous
sommes bénis et nous en sommes reconnaissants.
Au plaisir de vous voir au Jour du Seigneur!
La réunion dans le Nouveau Testament
Que faut-il donc, frères? Lorsque vous
vous assemblez, chacun a-t-il un cantique, ou une instruction, une langue
étrangère, une révélation, une interprétation? Que tout se fasse pour
l'édification.
S'il y en a qui parlent une langue,
qu'il n'y en ait que deux ou trois, tout au plus, et l'un après l'autre; et
qu'il y en ait un qui interprète. S'il n'y a point d'interprète, que celui qui
parle une langue se taise dans l'Église, et qu'il parle à lui-même et à Dieu.
Qu'il n'y ait aussi que deux ou trois
prophètes qui parlent, et que les autres jugent. Et si un autre assistant a une
révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser l'un
après l'autre, afin que tous apprennent, et que tous soient exhortés. Or, les
esprits des prophètes sont soumis aux prophètes;
Car
Dieu n'est point pour la confusion, mais pour la paix. Comme on le voit dans
toutes les Églises des saints,
Que vos femmes se taisent dans les
Églises, parce qu'il ne leur est pas permis d'y parler; et qu'elles soient
soumises, comme la loi le dit aussi. Si elles veulent s'instruire sur quelque
chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison; car il n'est pas bienséant
aux femmes de parler dans l'Église. Est-ce de vous que la parole de Dieu est
venue, ou n'est-elle parvenue qu'à vous seuls?
Si
quelqu'un croit être prophète, ou inspiré, qu'il reconnaisse que les choses que
je vous écris sont des commandements du Seigneur. Et si quelqu'un veut
l'ignorer, qu'il l'ignore.
C'est pourquoi, frères, désirez avec
ardeur de prophétiser, et n'empêchez point de parler des langues. Que toutes
choses se fassent avec bienséance et avec ordre.
—
1 Corinthiens 14:26-40
La réunion des temps modernes